Le Livre, tome I, p. 215-239

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 215.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 215 [239]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 216.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 216 [240]. Source : Internet Archive.

Colli­gnon[215.1], les grandes bibliothèques à des nécropoles. Que de vivants sont moins vivants que ces prétendus morts ! Ils parlent, on les écoute à travers les siècles écoulés ; ils agissent sur nous bien autrement, avec plus de force, avec plus d’intime persuasion que ceux-là mêmes dont nous sommes entourés ; nous les connaissons mieux, ce sont de plus grands hommes et de meilleurs amis ; discrets, sûrs, jamais importuns. Ils font partie de nous-même. Amis des jours heureux, consolateurs des heures tristes, nous les retrouvons toujours prêts à nous accueillir. Ce que ces grands hommes ont senti, souffert, aimé, pensé, rêvé, ils nous le disent. Que de bonnes heures ainsi passées autour de sa bibliothèque, allant çà et là, suivant sa fantaisie ou la secrète logique des idées, d’Aristote à Descartes, de Tacite à Michelet, d’Horace à Montaigne, Béranger ou Musset, évoquant les souvenirs de tous les âges, éveillant les rapports et les comparaisons fécondes, sentant s’ouvrir en soi un monde de pensées nouvelles et de sensations imprévues ! »

« Malheur à qui n’aime pas à lire ! s’écrie M. Gustave Mouravit (1840-….), l’auteur d’un excellent ouvrage sur le Livre[215.2]. Malheur à qui n’aime pas à

[I.239.215]
  1.  Op. cit., p. 301.  ↩
  2.  Le Livre et la Petite Bibliothèque d’amateur, Essai de critique, d’histoire et de philosophie morale sur l’amour des livres (Paris, Aug. Aubry, s. d.). Lorenz (Catalogue général, t. VI, p. 309) donne 1870 comme date de publication, et ajoute que ce livre n’a été tiré qu’à 200 exemplaires : c’est ce qui en explique le peu de diffusion et la rareté. J’ai déjà eu et j’aurai encore fréquemment recours au livre de M. Mouravit, où abondent les précieux conseils, les lumineuses réflexions et les plus sages maximes.  ↩

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