Le Livre, tome II, p. 004-020

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 004.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 004 [020]. Source : Internet Archive.

les meilleurs plaisirs. En nous rendant sages, ils nous rendent heureux ; ils nous moralisent et nous perfectionnent, ils nous consolent des hommes et nous enseignent à les supporter, à les aimer, à ne jamais leur nuire et à leur faire du bien. »

« Le progrès remplace aujourd’hui dans les esprits l’attente décevante du royaume de Dieu. Ce royaume de Dieu, dans la saine religion des Lettres, c’est la civilisation, qui résulte du dévouement de tous, savants, philosophes, écrivains, poètes, romanciers, journalistes et moralistes, au bien moral, à l’art et à la vérité[004.1]. »

« La religion des Lettres… n’est pas une nouveauté. Elle existe depuis longtemps pour tous les lettrés qui connaissent les chefs-d’œuvre de l’esprit humain et qui aiment à les lire[004.2]. »

« La religion des Lettres, voilà le lien divin qui relie les esprits et les cœurs. Par qui donc sommes-nous unis à toute la série de nos ancêtres, sinon par ces mêmes livres qui nous font pratiquer le culte pieux de nos grands morts, par les livres qui nous font connaître et aimer nos contemporains, par les livres qui servent et serviront toujours à l’échange des sentiments, des connaissances et des idées parmi les hommes[004.3] ?

[II.020.004]
  1.  La Vie littéraire, p. 214.  ↩
  2.  Op. cit., p. 228.  ↩
  3.  Op. cit., p. 303.  ↩

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