Le Livre, tome II, p. 009-025

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 009.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 009 [025]. Source : Internet Archive.

Dieu ? n’y en a-t-il pas ? Se mêle-t-il des affaires de ce monde ? ne s’en mêle-t-il pas ? Ici, je te répondrai naïvement ce que je t’ai répondu et ce que je te répondrai bien souvent : Je n’en sais rien ; ce sont quatre grands mots, crois-moi[009.1]. Je n’en sais rien, et peu m’importe, parce que je suis assuré qu’il m’est impossible d’en savoir plus que j’en sais, et que ma bonne foi, mes sentiments, mes intentions, ne sauraient déplaire à l’être infiniment juste, s’il en est un. Je ne sais ni s’il existe, ni comment il existe ; mais je sais que le bien moral, utile et même nécessaire à l’homme, indispensable à l’organisation et au maintien de la société, est obligatoire pour tout être raisonnable…. Je sais que, s’il est un Dieu, l’homme juste et bon lui sera agréable. Je sais que, s’il n’en est pas, l’homme juste et bon sera souvent le plus heureux et le moins agité, et qu’alors même qu’il sera persécuté et malheureux, le témoignage de sa

[II.025.009]
  1.  « … Si je comprends bien, vous non plus vous ne croyez pas à un au-delà ?… — Excusez-moi, monsieur, je n’ai pas d’opinion là-dessus. C’est comme si vous me demandiez s’il y a des truffes au pied de cet arbre : il est possible qu’il y en ait, il est possible qu’il n’y en ait pas. La seule différence est que nous pourrions creuser pour nous en assurer, tandis que nous aurions beau creuser ce problème…. » (Léon Barracand [1844-….], l’Adoration, p. 172 ; Paris, Lemerre, 1895.)  ↩

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