Le Livre, tome II, p. 017-033

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 017.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 017 [033]. Source : Internet Archive.

vérité. Tout n’est ici-bas que symbole et que songe. Les dieux passent comme les hommes, et il ne serait pas bon qu’ils fussent éternels. La loi qu’on a eue ne doit jamais être une chaîne. On est quitte envers elle quand on l’a soigneusement roulée dans le linceul de pourpre où dorment les dieux morts[017.1]. »

« … La vie n’a de prix que par le dévouement à la vérité et au bien[017.2]. »

Et enfin cette solennelle attestation et ces actions de grâces : « … C’est Renan sain d’esprit et de cœur, comme je le suis aujourd’hui, ce n’est pas Renan à moitié détruit par la mort et n’étant plus lui-même, comme je le serai si je me décompose lentement, que je veux qu’on croie et qu’on écoute. Je renie les blasphèmes que les défaillances de la dernière heure pourraient me faire prononcer contre l’Éternel. L’existence qui m’a été donnée sans que je l’eusse demandée a été pour moi un bienfait. Si elle m’était offerte, je l’accepterais de nouveau avec reconnaissance…. A moins que mes dernières années ne me réservent des peines bien cruelles, je n’aurai, en disant adieu à la vie, qu’à remercier la cause de tout bien de la charmante promenade qu’il m’a été donné d’accomplir à travers la réalité[017.3]. »

Quant à cette « faillite » qu’on reproche parfois

[II.033.017]
  1.  Ernest Renan, Souvenir d’enfance et de jeunesse, p. 72.  ↩
  2.  Id., op. cit., p. 136.  ↩
  3.  Id., op. cit., pp. 377-378.  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet