Le Livre, tome II, p. 027-043

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 027.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 027 [043]. Source : Internet Archive.

n’ayant point encore appris à écrire, si je voyais quelqu’un ouvrir et lire une lettre, je pensais combien il me serait agréable de communiquer et de causer de même avec un camarade[027.1]. »

Et plus loin[027.2] :

« Mon but principal était d’acheter des livres…. J’accourus donc bien vite à Paris et plus vite encore chez les libraires. Mais l’argent que j’avais destiné à m’approvisionner dans leurs boutiques fut bientôt épuisé…. Tout l’argent que j’avais pu ramasser, en le dérobant à mes autres plaisirs, les libraires de la rue Saint-Jacques me l’enlevaient jusqu’au dernier sou. D’où il advint que, durant toute cette époque de ma jeunesse, mon escarcelle, presque toujours vide, ne logeait que des araignées. Au contraire, ma bibliothèque était si bien remplie, qu’elle n’avait pas son égale dans tout le pays, ni pour le choix, ni pour le nombre des livres. Ce choix consistait dans les écrivains de l’antiquité, qu’avant tout j’avais voulu posséder. D’ailleurs, je n’attachais pas la moindre importance à la reliure, qu’elle fût en parchemin ou en maroquin ; je laissais ce luxe aux publicains et aux banquiers. Plus tard, quand je pus me rendre la justice de n’avoir point amassé tant de livres par une vaine ostentation, mais uniquement pour en faire usage, je me souciai peu de

[II.043.027]
  1.  Huet, op. cit., pp. 9-10.  ↩
  2.  Op. cit., p. 37.  ↩

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