Le Livre, tome II, p. 031-047

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 031.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 031 [047]. Source : Internet Archive.

vent, étant jeune, le docte Jacques Sirmond, alors presque centenaire, mais dont le corps était sain, quoiqu’il ne lui donnât point d’exercice. Je le trouvais, pour ainsi dire, couché parmi ses livres, rarement sorti, et ne prenant de relâche (si l’on peut employer ce mot dans le cas dont il s’agit) que ce qu’en exigeaient ses entretiens avec ses amis sur des matières sérieuses et de littérature. Combien ai-je vu de vieillards décrépits, mais en bonne santé, suivre le barreau, ou passer leurs jours dans la pieuse, uniforme et constante tranquillité du cloître ! Combien d’artisans dont la vie est recluse ! Au contraire, que de laboureurs, de chasseurs, de voyageurs, d’hommes de cheval, de maîtres d’armes, de maîtres de danse et autres, dont les professions exigent du mouvement, qui, fatigués, usés avant le temps par un exercice continuel, livrent à la vieillesse un corps infirme et impotent[031.1] ! »

Au début de ses Confessions[031.2], Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) évoque en ces termes les ineffaçables souvenirs de ses premières lectures, faites à Genève, en compagnie de son père : « Je ne sais comment j’appris à lire ; je ne me souviens que de mes premières lectures et de leur effet sur moi : c’est le temps d’où je date sans interruption la

[II.047.031]
  1.  Huet, op. cit., pp. 25-26.  ↩
  2.  Partie I, livre I. (Tome V, pp. 315-316. Paris, Hachette, 1864. 8 vol. in-16.)  ↩

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