Le Livre, tome II, p. 039-055

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 039.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 039 [055]. Source : Internet Archive.

mes goûts sérieux, il me faisait des choix fort plaisants, quant aux convenances ; par exemple, il me donna le traité de Fénelon sur l’éducation des filles, et l’ouvrage de Locke sur celle des enfants ; de manière qu’on donnait à l’élève ce qui est destiné à diriger les instituteurs. Je crois pourtant que cela réussissait très bien, et que le hasard m’a servi mieux peut-être que n’auraient fait les combinaisons ordinaires. »

Le poète des Mois, Jean-Antoine Roucher (1745-I794), dit, de son côté, en s’adressant à son père[039.1] : « Je n’oublierai jamais ces jours de mon enfance, où, me menant avec vous dans des promenades solitaires, vous m’entreteniez du génie précoce de Pascal et du Tasse, et me faisiez lire la vie de ces deux grands hommes. Grâces à vous, mon cœur palpitait déjà au nom de la gloire. Je n’oublierai jamais qu’à ces premières lectures, vous fîtes bientôt succéder celles de Télémaque et de la Jérusalem délivrée. Quel charme je trouvais à ces deux ouvrages ! »

Benjamin Franklin (1706-1790), dans ses Mémoires, nous parle ainsi de ses premiers livres : « Dès mon enfance j’étais passionné pour la lecture, et j’employais à acheter des livres tout l’argent qui me venait dans les mains. J’étais très amateur de voyages. Ma première acquisition fut les Œuvres de

[II.055.039]
  1.  Les Mois, poème en douze chants, Dédicace, t. I, sans pagination. (Paris, Quillian, 1770.)  ↩

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