Le Livre, tome II, p. 051-067

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 051.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 051 [067]. Source : Internet Archive.

écoulée ! ô mon vieux chien qui n’oubliait pas l’heure du souper, et qui répondait au son lointain de la cloche par un douloureux hurlement de regret et de gourmandise ! »

Citons encore ces éloquentes et évocatrices réminiscences de Charles Delon (1839-1900), dans son Histoire d’un livre[051.1] : « O mes promenades errantes, mes libres lectures à travers bois ! O mes chers livres, mes amis et mes compagnons ! Le bon plaisir, si vous saviez, les douces heures ! Ce sont là mes meilleurs souvenirs de ce temps (de mon enfance). Et comme je me les rappelle ! Il me semble que je vois encore l’étroit sentier le long des blés, les chemins creux remplis d’ombre fraîche ; l’arbre au pied duquel j’étais quand je lus telle phrase qui me frappa, me fit comprendre tant de choses que je n’avais jamais comprises ; la pierre moussue où j’étais assis quand je lisais cette page qui m’enchanta tellement que je la relus cinq fois de suite, et que je la sais encore tout entière par cœur aujourd’hui…. »

[II.067.051]
  1.  Page 16. (Paris, Hachette, 1898; 6e édit.)  ↩

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