Le Livre, tome II, p. 056-072

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 056.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 056 [072]. Source : Internet Archive.

assistants de faire, durant les repas et à tour de rôle, une lecture à haute voix. Nous avons vu[056.1] que Charlemagne aimait à se faire lire, pendant son dîner, le livre de saint Augustin, la Cité de Dieu, et que saint Louis, au contraire, préférait à la lecture à table ou en sortant de table « une bonne causerie »[056.2]. Voltaire, lui, ne partageait pas cette préférence : « Je me fais lire… les Sermons de Massillon à mes repas[056.3]…. J’aime à me faire lire à table ; les anciens en usaient ainsi, et je suis très ancien, » écrit-il à d’Argental[056.4].

Sur les lectures faites à haute voix et en public, le cardinal Maury (1746-1817)[056.5] donne ces sages conseils : « Tous les juges du bon goût ont observé que, dans les lectures ordinaires de société, il faut, pour en soutenir l’attrait, choisir plutôt des ouvrages intéressants que des livres d’instruction. La vérité satisfait en tout genre l’esprit d’un lecteur isolé. Mais, dès qu’on est réuni, on veut être ému ; et l’on sent le besoin d’un intérêt progressif quand on en-

[II.072.056]
  1.  Supra, t. I, p. 228.  ↩
  2.  Supra, t. I, p. 91.  ↩
  3.  Lettres à d’Argental, 23 mai 1769 : Voltaire, Œuvres complètes, t. VIII, p. 722. (Paris, édit. du journal le Siècle, 1870.)  ↩
  4.  Lettre du 7 juillet 1769 ; t. VIII, p. 729. (Première lettre : deux lettres de Voltaire au comte d’Argental portent cette même date.)  ↩
  5.  Essai sur l’éloquence de la chaire, xxxv, pp. 162-163. (Paris, Didot, 1877.)  ↩

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