Le Livre, tome II, p. 068-084

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 068.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 068 [084]. Source : Internet Archive.

lecteur intelligent est comme cette fière déesse qui n’accordait son amour qu’à l’homme robuste qui l’avait terrassée. Mais il ne sait pas lire ni même épeler, celui qui, prenant un livre, tourne page sur page et ne s’arrête essoufflé qu’au dernier feuillet ; il se gorge de mots, l’idée lui échappe. Toute lecture est un voyage d’agrément, un voyage à petites journées, où l’on prend son temps et ses aises. Voici un point de vue, contemplons-le ; voici un joli bois, reposons-nous. »

« Tout livre qui passe sous nos yeux doit nous instruire, nous avancer d’un degré, nous enrichir de quelque chose, si médiocre que soit ce livre, si inconnu qu’il soit. Ne lisez jamais un livre sans prendre des notes, et, s’il est sérieux, résumez-le par écrit….

« Prenez avec vous-même la résolution de ne jamais laisser sortir de vos mains, sans profit, c’est-à-dire sans résultat écrit, aucun livre lu, parcouru, ou du moins sur lequel vos yeux se seront arrêtés quelque temps. C’est peut-être un-moyen excellent et pratique de tirer parti des moments perdus, qui malheureusement sont les plus nombreux, même dans une vie intelligente. C’est aussi un moyen de porter immédiatement son attention sur les idées vraiment substantielles et fécondes, qui, rares autant

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