Le Livre, tome II, p. 075-091

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 075.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 075 [091]. Source : Internet Archive.

écriture fine et serrée, reliés postérieurement, ce qu’attestent des lignes engagées dans le dos de la reliure, ou des mots emportés par la rognure des marges. Ces volumes s’élèvent au nombre de trente-cinq ; en outre, d’autres ont été perdus. Les plus petits sont in-8 ; treize sont in-4.

« Ce que ces livres représentaient pour Mme Swetchine d’intérêt ou d’émotion, nous le retrouvons, par un rapprochement digne d’être noté, décrit par le comte de Maistre, errant alors en Suisse, en Italie, en Sardaigne, et qui ne devait connaître Mme Swetchine qu’à la dernière étape de sa longue expatriation. « Vous voyez d’ici ces volumes immenses couchés sur mon bureau, dit le comte de Maistre, dans les Soirées de Saint-Pétersbourg. C’est là que, depuis plus de trente ans, j’écris, » etc. [Voir la citation ci-dessus, pages 73-74.]

« Pour Mme Swetchine, comme pour M. de Maistre, ces volumineux extraits de lectures, c’étaient les étapes successives qu’avait traversées son intelligence. »

En passionné liseur et fouilleur de livres, Gabriel Peignot (1767-1849) ne manquait pas non plus de noter tout ce qui l’intéressait, tout ce qui le frappait : dans une liste de ses œuvres inédites, publiée en 1830, figure « le Myriobiblon français, résumé de lecture, la plume à la main, pendant quarante-trois ans, et pouvant former dès lors douze à quinze

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