Le Livre, tome II, p. 078-094

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 078.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 078 [094]. Source : Internet Archive.

que nous souscrivons aux considérations suivantes :

« … L’index analytique est absolument nécessaire aux ouvrages d’histoire et de science. Un index dont le besoin est urgent est celui de ce monument national qu’on appelle une Histoire de France. C’est ainsi que les grandes Histoires de France de Michelet et de Henri Martin sont dépourvues d’index[078.1], ce qui est vraiment une lacune impardonnable pour les éditeurs de ces grands ouvrages.

« Un savant allemand a été jusqu’à écrire : « Faire un ouvrage érudit, surtout un ouvrage philologique ou linguistique, sans un index très sûr pour trouver immédiatement un renseignement cherché, est un véritable assassinat littéraire. On se tue à fouiller dans les énormes volumes de Pott, un des plus grands investigateurs des langues indo-européennes[078.2]. Beaucoup pensent qu’il en a rendu compte à Dieu ![078.3] »

Un moyen, plus efficace que cette supposition comminatoire extraterrestre, de contraindre les

[II.094.078]
  1.  M. Tanneguy de Wogan commet ici une erreur flagrante : tout un volume de l’Histoire de France de Henri Martin, le tome XVII (Paris, Furne, 1865), est rempli par un index alphabétique et analytique qui ne comprend pas moins de 606 pages.  ↩
  2.  Aussi ne peut-on considérer que comme une hâblerie ou une plaisanterie ce mot de Jacques Cujas : Qui libris sine repertorio nescit uti nescit uti : « Qui ne sait se servir de livres sans répertoire ne sait s’en servir » (Ap. Fertiault, les Amoureux du livre, p. 196.)  ↩
  3.  Baron Tanneguy de Wogan, op. cit., p. 294.  ↩

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