Le Livre, tome II, p. 079-095

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 079.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 079 [095]. Source : Internet Archive.

auteurs à joindre des tables alphabétiques à leurs ouvrages, serait, comme voulait le demander au Parlement, en 1850, le chancelier d’Angleterre lord Campbell, de priver de ses droits de propriété littéraire tout écrivain qui publierait un livre sans index. C’est M. A. de Boislisle (1835-….) qui nous conte ce fait, dans son Avertissement aux Mémoires de Saint-Simon[079.1], après avoir proclamé, lui aussi, qu’un index alphabétique est « l’accessoire obligé de toute bonne, complète et commode édition ».

Nombre de liseurs et de travailleurs ne se contentent pas de prendre des notes à la suite de leurs lectures, ils inscrivent ces notes sur les marges mêmes du volume, ils soulignent même des mots, des lignes entières du texte : « ces soulignures sont des taches qui font du tort à la vente de l’ouvrage, constate en gémissant le libraire Sylvestre Boulard (1750-1819 ?)[079.2]. Ces notes ne sont que des taches désagréables pour la plus grande partie des acquéreurs. »

Mais il est des bibliophiles qui ne considèrent pas leurs livres uniquement comme des objets de spécu-

[II.095.079]
  1.  Tome I, page lxxi. (Paris, Hachette, 1879 ; Collection des Grands Écrivains de la France.)  ↩
  2.  Traité élémentaire de bibliographie, p. 77. (Paris, Boulard, an XIII.)  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet