Le Livre, tome II, p. 081-097

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 081.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 081 [097]. Source : Internet Archive.

vous suggère. Il n’est pas question ici, bien entendu, de ces annotations ou exclamations dont certains commentateurs surchargeaient jadis les bas de pages des ouvrages classiques : « Beau ! » « Superbe ! » « Admirable ! » « Sublime ! » « Comme cela est vrai ! » « Comme cela est peint ! » etc., de ce qu’on pourrait appeler « les notes bêtes » ; ce ne sont que « les notes utiles » que nous approuvons et conseillons, les rectifications d’abord, puis les rapprochements et analogies de forme ou de fond, les objections, etc. De cette façon et dans ce sens, c’est un charme que d’annoter ses livres, et, pour le connaître et l’apprécier, ce charme, ainsi que nous en avertit l’érudit bibliographe Gustave Brunet (1807-1896)[081.1], « il faut l’avoir goûté ».

Je sais qu’il y a des livres si beaux, si splendidement édités, qu’on n’ose appuyer le crayon sur leurs pages et altérer la blancheur de leurs marges ; ceux-ci, regardez-les, contemplez-les, admirez-les ; mais ayez quelque autre édition de ces ouvrages, une édition moins luxueuse et plus abordable, avec qui vous puissiez converser et discuter. Ou bien, et pour tout concilier, inscrivez vos notes, non dans les marges, mais sur une fiche simple ou double, avec renvois aux pages, et placez ensuite cette fiche en tête ou en queue du volume. Il en est aussi qui font interfolier leurs livres, c’est-à-dire intercaler une

[II.097.081]
  1.  Fantaisies bibliographiques, p. 264. (Paris, Gay, 1864.)  ↩

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