Le Livre, tome II, p. 084-100

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 084.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 084 [100]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 085.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 085 [101]. Source : Internet Archive.

est d’écrire sur la marge de mes livres ce que je pense d’eux[084.1] » : et Napoléon[084.2], et le poète Lebrun-Pindare, et Mirabeau, Morellet, Naigeon, Alfieri, Dulaure, Letronne, l’astronome Lalande, l’abbé Mercier de Saint-Léger, l’abbé Rive, le moraliste Joubert[084.3], Paul-Louis Courier, les érudits Boissonade et Éloi Johanneau, le bibliophile belge Van Hulthem[084.4], Charles Nodier[084.5], Jacques-Charles Bru-

[II.100.084]
  1.  Voltaire, lettre à Mme de Saint-Julien, 15 décembre I766 : Œuvres complètes, t. VIII, p. 535.  ↩
  2.  A Sainte-Hélène, Napoléon lut en un an soixante-douze volumes. Non seulement il dictait des notes, mais surtout il écrivait abondamment sur les marges. « Ce goût, ce besoin peut-être, de l’annotation, remontait loin dans les habitudes de l’empereur : sa correspondance, durant son séjour à Auxonne, de juin 1790 à avril 1791, nous permet de le surprendre annotant tous les livres, dès lors fort nombreux, qu’il parvenait à se procurer. » (Mouravit, Napoléon bibliophile, Revue biblio-iconographique, mars 1904, p. 117.)  ↩
  3.  Cf. supra, t. I, pp. 182-183. « Il (Joubert) lisait tout, et la plupart des volumes de sa bibliothèque portent encore les vestiges du passage de sa pensée : ce sont de petits signes dont j’ai vainement étudié le sens, une croix, un triangle, une fleur, un thyrse, une main, un soleil, vrais hiéroglyphes que lui seul savait comprendre et dont il a emporté la clef. » (Paul de Raynal, la Vie et les Travaux de M. J. Joubert, en tête des Pensées de Joubert, t. I, p. xlv ; Paris, Didier, 1862.)  ↩
  4.  Cf. Larousse, Grand Dictionnaire, art. Hulthem (Van).  ↩
  5.  Nodier avait, paraît-il, une arrière-pensée en annotant ses livres, celle d’en trafiquer et de leur donner une plus-value : « Nodier trouva fort bon de faire, pour son propre compte, une petite spéculation sur les livres annotés par lui. » (Mouravit, le Livre et la Petite Bibliothèque d’amateur, p. 156, n.) Lamennais se contentait d’apposer sa signature sur ses livres pour en augmenter le prix : « M. de Lamennais… a trouvé moyen, dans une occasion, de se moquer un peu de l’innocente fantaisie de ceux qui, comme moi, mettent du prix même à la simple signature d’un homme célèbre. Ayant eu connaissance, lors de la première vente de sa bibliothèque, en 1836, de cette petite manie des amateurs, il écrivit, d’une écriture bien évidemment récente, bien flamboyante, sur tous ses livres : F. de Lamennais, afin qu’ils se vendissent un peu mieux et un peu plus cher. » Tenant de Latour, Mémoires d’un bibliophile, p. 185.)  ↩

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