Le Livre, tome II, p. 102-118

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 102.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 102 [118]. Source : Internet Archive.

contient environ sept cent mille hommes, qu’on ne peut vivre avec tous, et qu’on choisit trois ou quatre amis. Ainsi, il ne faut pas plus se plaindre de la multitude des livres que de celle des citoyens. »

C’est ce qui faisait dire au bibliographe Bollioud-Mermet (1709-1793)[102.1] : « Il en est des livres comme des amis. Les bons sont rares, mais quand même ils seraient tous excellents, penserait-on qu’il fût expédient d’en avoir beaucoup, et possible de les tous cultiver ? On ne s’attacherait intimement à aucun, » etc. Après avoir conseillé de relire souvent les meilleurs livres, les chefs-d’œuvre de l’esprit humain, le même écrivain, que Jules Richard appelle sans raison « un des hommes les plus ennuyeux du xviiie siècle[102.2] », continue par ces considérations pleines d’à-propos et

[II.118.102]
  1.  Essai sur la lecture, pp. 73-74. (Lyon, Duplain, 1765.)  ↩
  2.  Jules Richard, l’Art de former une bibliothèque, p. 107.  ↩

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