Le Livre, tome II, p. 103-119

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 103.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 103 [119]. Source : Internet Archive.

de justesse : « Ce qui a échappé à une première lecture se découvre dans une seconde. D’ailleurs, le caractère distinctif des meilleurs ouvrages est une sorte de fécondité lumineuse qui semble s’y reproduire sans cesse, et qui offre aux esprits contemplatifs et pénétrants des principes inépuisables, des idées toujours nouvelles. On ne se lasse jamais de ce qui est beau, parce qu’il a toujours droit de plaire. Ainsi, une lecture exquise et instructive ne saurait être trop répétée. On ne sent jamais mieux son prix que lorsqu’on y revient souvent[103.1]. »

Et ailleurs[103.2] :

« L’homme ne peut pas tout apprendre ni tout approfondir. Son intelligence n’est pas universelle ; ses talents sont bornés dans leur nombre comme dans leur étendue. Il ne devient savant qu’à force de temps et de travail ; et encore sa vie est trop courte pour qu’il puisse arriver à quelque perfection dans une seule science. Il faut donc qu’il opte entre plusieurs talents ; ou plutôt qu’il s’attache à celui qui se manifeste en lui par l’indication rarement trompeuse de la nature, et, par conséquent, qu’il se détermine à un plan de lectures conforme à son goût particulier, au caractère de son génie, à ses facultés, à son état, et au genre de connaissances qu’il peut acquérir. »

[II.119.103]
  1.  Bollioud-Mermet, op. cit., p. 98.  ↩
  2.  Id., op. cit., pp. 62-63.  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet