Le Livre, tome II, p. 112-128

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 112.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 112 [128]. Source : Internet Archive.

souvent que cela le besoin de lire la Bible, Homère, Eschyle, etc. ?

« J’ai bonne envie de rayer mes dix premiers numéros. J’y substituerai les livres que je lis vraiment et d’où me vient presque toute ma substance intellectuelle et morale. Je mettrai là du Sainte-Beuve et du Taine, Adolphe, le Dominique de Fromentin, les Pensées de Marc-Aurèle, un peu de Kant, un peu de Schopenhauer, puis un volume de Sully Prudhomme, les poésies de Henri Heine, peut-être les Fleurs du mal, un roman de Balzac, Madame Bovary et l’Éducation sentimentale, un roman de Zola, un roman de Daudet, le Crime d’amour de Bourget, quelques contes de Maupassant, Aziyadé ou bien le Mariage de Loti, quelques comédies de Marivaux et de Meilhac.

« Mais je m’arrête : cela fait déjà beaucoup plus de vingt volumes. Ma foi, tant pis ! Je raye toute ma première liste, et je n’y laisse guère que Racine et Renan.

« Et n’allez pas vous récrier, ni me prendre pour un esprit dépourvu de sérieux. J’ai l’air de ne garder que les contemporains ; mais, en réalité, je garde les anciens aussi, puisque nos meilleurs livres, les plus savoureux et les plus rares, sont forcément ceux qui contiennent et résument (en y ajoutant encore) toute la culture humaine, toute la somme de sensations, de sentiments et de pensées accumulés dans les

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce texte