Le Livre, tome II, p. 115-131

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 115.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 115 [131]. Source : Internet Archive.

paraissent suffisants pour composer la bibliothèque d’ « un honnête homme », mentionne, parmi les auteurs de ces ouvrages, Telesius, Patrice, « le grand chancelier anglais Verulamius[115.1]…, nos intimes amis Baranzanus et Gassendus » (Baranzane et Gassendi), etc., qu’il nous recommande dans la section de la philosophie ; Végèce, dans l’art de la guerre ; Marc Varron et Columelle, pour l’agriculture ; etc. ; tous aujourd’hui bien distancés et bien oubliés. Car, aux variations de goût et aux changements de mœurs, viennent encore s’ajouter les progrès des sciences, découvertes, inventions nouvelles, etc., qui démodent et annihilent une innombrable quantité de livres.

De même Le Gallois (xviie siècle), qui, à la fin de son Traité des plus belles bibliothèques de l’Europe[115.2], donne la liste « des auteurs qu’il faut qu’un bibliothécaire achète[115.3] » : lorsqu’on parcourt cette longue énumération, à part quelques noms saillants, quelques noms immortels, on ne peut s’empêcher, en voyant tous les autres : Crispinus, Scapula, Martinius, Telesius, Giraldus, Commenius, Commeli-

[II.131.115]
  1.  Le chancelier François Bacon, qui avait reçu le titre de lord Verulam ou Verulamius, d’une colonie romaine bretonne : cf. Freund, Grand Dictionnaire de la langue latine ↩
  2.  Pages 182-210. (Paris, Estienne Michallet, 1680.)  ↩
  3.  Op. cit., p. 209.  ↩

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