Le Livre, tome II, p. 143-159

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 143.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 143 [159]. Source : Internet Archive.

goût, et une certaine prétention à passer pour littéraires, ils ont une ressource très simple, ils font semblant d’avoir lu. Ils parlent des choses et des livres comme les connaissant. Ils devinent, ils écoutent, ils choisissent et s’orientent à travers ce qu’ils entendent dire dans la conversation. Ils donnent leur avis et finissent par en avoir un, par croire qu’il est fondé en raison[143.1]. »

[II.159.143]
  1.  Sainte-Beuve, op. cit., t. II, p. 379. Sainte-Beuve nous avertit encore (op. cit., t. XI, p. 22) que « le théâtre est ordinairement la littérature des gens du monde qui n’ont pas le temps de lire ». Déjà, au xviiie siècle, Vauvenargues disait (De l’Amour des sciences et des lettres : Œuvres choisies, p. 199 ; Paris, Didot, 1858 ; in-I8) : « La plupart des hommes honorent les lettres comme [ils honorent] la religion et la vertu ; c’est-à-dire comme une chose qu’ils ne peuvent ni connaître, ni pratiquer, ni aimer. »  ↩

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