Le Livre, tome II, p. 150-166

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 150.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 150 [166]. Source : Internet Archive.

Voici, d’autre part, en quels termes émus et précis, nettement et minutieusement circonstanciés, un de nos contemporains, que les merveilles du ciel ne sont pas seules à passionner, qui sait comprendre et admirer toutes les splendeurs, M. Camille Flammarion (1842-….), a décrit le bonheur de la bibliophilie :

« Prendre dans ses mains un beau livre, d’une édition soignée, agréable à lire au point de vue typographique, bien imprimé, larges marges, bon papier, reliure élégante, gravures de maîtres, pas trop lourd à la main, et regarder ce livre avant de le lire, le dos appuyé dans un fauteuil confortable, la lampe derrière soi, le parcourir, en prendre possession, et le lire ensuite à loisir en en savourant toutes les qualités de pensée et de style ; puis le retrouver plus tard sur les rayons d’une bibliothèque non fermée, accessible à tous les caprices de la main, en compagnie d’une quantité d’autres non moins hautement appréciés : c’est là un exquis plaisir de l’esprit, qui rend toujours trop brèves et trop fugitives les heures passées dans la bibliothèque. Oh ! que les livres sont de bons amis ! Nous les choisissons à notre goût[150.1], nous les consultons, ils nous sont fidèles, ils nous instruisent, nous éclairent, nous guident, nous consolent.

[II.166.150]
  1.  « Les livres sont des amis, de bons amis, que nous choisissons à notre gré, » etc. : voir, à propos de cette comparaison, notre tome I page 217, note 2 ; et infra, pages 154, 158 et s., citations d’Édouard Laboulaye, d’Alexandre Piedagnel et de Jacques Normand.  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet