Le Livre, tome II, p. 172-188

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 172.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 172 [188]. Source : Internet Archive.

ou un catarrhe. Pour cette dernière maladie, on prend une lecture légère avec une tisane de petit-lait et de l’eau d’orge. Mais… lorsqu’un chagrin, qui est encore réparable, s’empare de votre esprit comme une monomanie ; lorsque vous vous imaginez, parce que le ciel vous a refusé ceci ou cela vers quoi vous aviez tourné votre cœur, que toute votre vie doit être stérile ; oh ! alors, traitez-vous par la biographie, celle des grands hommes et des hommes vertueux. Voyez combien un chagrin tient peu de place dans une vie. Peut-être a-t-on à peine consacré une page à une douleur semblable à la vôtre. Voyez comme la vie sort triomphante de cette épreuve ! Vous croyez avoir l’aile brisée ! Bah ! ce n’est qu’une plume de froissée. Voyez combien la vie occupe encore de feuillets après celui-là !… Oui, la biographie est le vrai remède en ce cas…. »

« Je dis donc que les livres, pris indistinctement, ne sont pas des remèdes pour les maladies et les afflictions de l’âme. Il faut, affirme le même per­sonnage[172.1], tout un monde de science pour s’en servir convenablement. J’ai connu des personnes qui, dans un grand chagrin, avaient recours à un roman, au livre à la mode. Autant vaudrait prendre un verre d’eau de roses contre la peste ! Une lecture frivole n’est pas ce qui convient à un cœur accablé sous le

[II.188.172]
  1.  Page 261. Ce personnage, c’est le père de Pisistrate Caxton.  ↩

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