Le Livre, tome II, p. 206-222

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 206.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 206 [222]. Source : Internet Archive.

rique, en France, en Angleterre ou en Allemagne, et vous verrez avec quel dédain on semble y traiter cette nourriture intellectuelle que fournissent les journaux à la majorité de la population. L’autorité du journal y sera qualifiée de plaisanterie, et le mot journalisme considéré comme synonyme de futilité, d’ignorance et de bévue. Mais cette hostilité entre ces deux agents qui exercent de si puissants effets sur l’esprit populaire et dirigent la conduite des peuples mérite cependant toute notre attention. Leur réconciliation, c’est-à-dire la transformation de la presse en un meilleur véhicule pour la propagation dans les masses des plus hautes pensées et des connaissances les plus exactes du temps présent, est peut-être un des plus sérieux problèmes que le siècle nouveau aura à résoudre. »

Cette solution, — si tant est quelle arrive jamais, — cette transformation, serait d’autant plus souhaitable, d’autant plus importante et urgente, que la presse est de plus en plus l’instrument et la chose des chevaliers de la finance, que, de plus en plus, l’argent y domine, et y domine seul, y règne et gouverne uniquement et absolument. La publicité vénale, l’annonce tarifée, a tué toute appréciation sincère et toute critique.

Nul n’aura de l’esprit, hors nous et nos amis :

nul n’aura de talent et de mérite que s’il passe

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