Le Livre, tome II, p. 215-231

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 215.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 215 [231]. Source : Internet Archive.

Terminons par ce relevé des avantages et mérites de la presse, soigneusement établi par M. Albert Collignon, dans son livre la Vie littéraire[215.1] :

« On dit beaucoup de mal des journaux, et cependant ils sont indispensables dans la vie littéraire et politique. Par eux les Français, de Lille à Marseille, sont reliés entre eux ; ils éprouvent tous ensemble les mêmes sentiments patriotiques. Les journaux sont utiles, même dans leurs annonces, même dans leurs faits divers. Le fait divers, bien lu, par un esprit qui réfléchit, est un traité de morale en action, de morale en exemples. Les conséquences désastreuses de la paresse, de l’ivrognerie, du vice, relatées au jour le jour, sont autant d’avertissements salutaires pour tous ceux qui sont capables d’expérience. Dans toute sa partie supérieure, le journal est une institution libérale et démocratique. C’est le moyen le plus simple, le moins coûteux et le plus sûr par lequel le lecteur commence à s’instruire, à s’intéresser à la chose publique ; sans cesse amélioré, il deviendra le moyen par lequel la religion des Lettres pénétrera peu à peu dans les nouvelles couches, dans les masses profondes du peuple. »

Ainsi soit-il !

[II.231.215]
  1.  Page 305.  ↩

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