Le Livre, tome II, p. 237-253

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 237.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 237 [253]. Source : Internet Archive.

tapissés, depuis le haut jusqu’en bas. Parvenu au second étage, vous étiez tout surpris d’en voir les salles inondées comme celles du premier ; elles en étaient tellement encombrées, que deux beaux lits, qui s’y trouvaient montés, disparaissaient, pour ainsi dire, sous leur prodigieux amas.

« Cette confusion apparente n’empêchait cependant pas Magliabecchi de trouver les livres dont il avait besoin ; il les connaissait si bien, et même les plus petits d’entre eux, qu’il les distinguait à la couverture. Il mangeait sur ses livres, dormait sur ses livres, et ne s’en séparait que le plus rarement possible.

« Il ne sortit, pendant tout le cours de sa vie, que deux fois de Florence : l’une pour aller voir Fiesole, qui n’en est éloignée que de deux lieues, et l’autre pour se rendre à dix milles de cette capitale, par ordre du grand-duc.

« Rien n’était plus simple que sa manière de vivre : quelques œufs, un peu de pain et de l’eau faisaient sa nourriture ordinaire. Un tiroir de sa table s’étant trouvé ouvert, M. Heyman y vit des œufs et de l’argent que Magliabecchi y avait mis pour son usage journalier ; mais, comme ce tiroir n’était jamais fermé, il arrivait souvent que les domestiques de ses amis, ou des étrangers qui venaient pour le voir, lui volaient, soit de l’argent, soit des œufs. »

Son habillement, en rapport avec sa manière de

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