Le Livre, tome II, p. 243-259

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 243.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 243 [259]. Source : Internet Archive.

qu’ils ne se détériorassent par le frot­tement[243.1]. »

Cet intrépide collectionneur « mourut glorieusement, sur un tas de livres, le 16 décembre 1832, raconte un de ses bio­graphes[243.2]. Il avait été frappé d’apoplexie ; mais la chaleur de son appartement n’y était pour rien, car il ne souffrait, en aucune saison, que l’on fît du feu dans sa chambre : selon lui, cela eût pu ternir la reliure de ses précieux volumes. Durant les grands froids, il se faisait mettre sur les pieds un in-folio. Son livre de prédilection, dans ces occasions exceptionnelles, était un certain Barlæus de dimensions honnêtes, et qui, racontant les conquêtes des Hollandais sous les tropiques, devait sans doute déverser sur les pieds de l’heureux dormeur la bienfaisante chaleur que rappelle si souvent l’historien. »

 

Un autre bibliophile, J.-F. Chenu (xixe siècle), « qui publia de charmantes éditions, la joie des amateurs, » ce qui ne l’enrichit pas, aima mieux mourir pauvre, au milieu de ses livres, que de les vendre pour augmenter ses maigres res­sources[243.3].

 

Un conservateur à la Bibliothèque de l’Arsenal, Jean Baptiste-Augustin Soulié (1780-1845), que sa

[II.259.243]
  1.  Mouravit, op. cit., p. 135.  ↩
  2.  Dans le Magasin pittoresque, année 1871, p. 32 (article anonyme).  ↩
  3.  Firmin Maillard, op. cit., p. 138.  ↩

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