Le Livre, tome II, p. 276-292

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 276.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 276 [292]. Source : Internet Archive.

gnifiques réimpressions », effectuées après 1815, dédommagèrent-elles vraiment des pertes causées par ces naufrages volontaires ? That is the question.

Il y a une autre sorte de biblioclastes toute différente des précédents ; ce sont ceux qui détériorent et massacrent les livres par amour pour certaines parties ou certains accessoires du livre, ce sont les collectionneurs de frontispices, de portraits, de dédicaces, de premières pages ou titres de départ, de lettres ornées, colophons, marques d’imprimerie, couvertures anciennes, etc. Que d’admirables missels, par exemple, ont été stupidement tailladés et déchiquetés par des amateurs de fleurons et d’initiales en couleur, véritables barbares à qui tout commerce avec les livres devrait être interdit !

Notre roi Henri III (1551-1589) mérite, paraît-il, d’être rangé parmi ces « malfaiteurs » : la tradition l’accuse d’avoir découpé, dans quantité de livres d’église et de manuscrits, des miniatures et des lettres peintes « pour en orner de petites chapelles ou pour en former des reposoirs…. Plusieurs personnages de la cour (de pareils livres ne pouvaient appartenir qu’à des grands seigneurs) imitèrent, dit on, Henri III ; c’est ce qui explique bien souvent ces lacérations, si douloureuses pour des yeux éclai-

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