Le Livre, tome II, p. 278-294

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 278.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 278 [294]. Source : Internet Archive.

tous les formats. Il en faisait des collections, suivant leur nationalité et les villes où il les trouvait, en sorte qu’avec des affiches, des notes manuscrites et des assemblages de toutes sortes et de toutes natures, il était arrivé à collectionner plus de cent volumes in-folio, qui se trouvent aujourd’hui au British Museum[278.1]. »

Cent volumes composés de feuillets arrachés dans les plus précieux ouvrages ! Ce n’est pas sans raison que William Blades, à qui j’emprunte ces détails, conclut que de tels enragés bibliomanes, « bien qu’ils s’arrogent eux-mêmes le nom de bibliophiles, doivent être classés parmi les pires ennemis des livres[278.2] ».

L’habitude de pratiquer des coupures dans les journaux a conduit certains écrivains ou publicistes à traiter de même les fascicules de leurs revues et les pages de leurs livres. De ce nombre on cite Lamartine[278.3], Émile de Girardin et Victor Fournel[278.4].

[II.294.278]
  1.  William Blades, les Livres et leurs ennemis, p. 112. (Trad. de l’anglais ; Paris. Claudin, 1883.)  ↩
  2.  Op. cit., p. 113.  ↩
  3.  « Lamartine, qui en arrachait les feuillets (de ses livres), lorsqu’il avait une citation à intercaler dans ses manuscrits. » (Lucien Descaves, le Sort des livres, dans le Livre à travers les âges, p. 27.)  ↩
  4.  Victor Fournel est l’auteur, sous le pseudonyme d’Edmond Guérard, d’un Dictionnaire encyclopédique d’anecdotes (Paris, Didot, 1872 ; 2 vol. in-12), et c’est sans doute pour la confection de ce recueil qu’il massacra ainsi nombre de volumes de sa bibliothèque.  ↩

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