Le Livre, tome II, p. 282-298

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 282.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 282 [298]. Source : Internet Archive.

Et ce vandale se croyait un bibliophile modèle, digne de la reconnaissance et de l’admiration de ses concitoyens.

Les relieurs ont été aussi maintes fois classés parmi les ennemis des livres ; le bibliographe William Blades, notamment, les prend à partie dans plus d’un chapitre de sa très intéressante monographie.

« Ah ! que de ravages avons-nous vus, s’écrie-t-il[282.1], qui n’avaient d’autres auteurs que les relieurs ! Vous pouvez prendre un air autoritaire, — vous pouvez donner par écrit des instructions aussi précises que s’il s’agissait de votre testament, — vous pouvez jurer que vous ne payerez pas si vos livres sont rognés : — c’est inutile. Le Credo d’un relieur est bien court, car il ne se compose que d’un article, et cet article lui-même ne comprend qu’un seul mot, l’horrible mot : « Rognures ! »

Et plus loin[282.2] :

« Dante, dans son Inferno, mesure aux âmes damnées diverses tortures, appropriées avec une opportunité toute dramatique aux crimes perpétrés par les victimes. Si nous avions à prononcer un jugement sur les relieurs coupables d’avoir détérioré certains volumes précieux que nous avons vus, où

[II.298.282]
  1.  Les livres et leurs ennemis, chap. iii, p. 34.  ↩
  2.  Chap. viii, pp. 100-101.  ↩

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