Le Livre, tome II, p. 284-300

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 284.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 284 [300]. Source : Internet Archive.

Autres biblioclastes : les épiciers et les marchands de tabac, qui, pour confectionner leurs sacs et leurs cornets, massacrent sans pitié les livres les plus rares.

« De tout temps il a fallu des cornets à l’épicier, de tout temps il a fallu des livres à rouler en cornets ; qui sait si les Histoires de Tite-Live[284.1] et de Tacite, les Oraisons de Cicéron, les Tragédies d’Ovide et tous les ouvrages dont nous déplorons la perte, n’ont

[II.300.284]
  1.  Des cent quarante-deux livres de Tite-Live, trente-cinq seulement nous sont parvenus, dont plusieurs incomplets. Au xive siècle, « un garçon de lettres, précepteur du marquis de Rouville, jouant à la longue paume dans les loisirs de la campagne, près de Saumur, trouva que son battoir était garni d’une feuille de parchemin antique contenant un fragment de cette décade [la seconde]. Il courut sur-le-champ chez le fabricant de battoirs pour en sauver les derniers débris : tout avait passé en raquettes. » (Feuillet de Conches, Causeries d’un curieux, t. I, p. 477. Cf. aussi Paul Stapfer, Des Réputations littéraires, la Mort des livres, t. I, p. 229.)  ↩

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