Le Livre, tome II, p. 315-331

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 315.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 315 [331]. Source : Internet Archive.

naître là une imitation. La haute position que Richard de Bury, évêque de Durham et grand chancelier d’Angleterre, occupait dans le monde politique lui avait certainement facilité l’accès de notre Sorbonne ; il n’avait pas manqué d’en visiter la bibliothèque et de s’informer auprès des conservateurs de l’organisation qui la régissait, et le chapitre où il traite du prêt des livres[315.1] reflète ces renseignements et cette organisation.

« Il a toujours été difficile de renfermer les hommes dans les lois de l’honnêteté. Bien plus, la fourberie des modernes s’est efforcée de dépasser les limites des anciens et d’enfreindre, dans l’insolence de leur liberté, les règles établies. C’est pourquoi, suivant le conseil d’hommes prudents, nous avons déterminé un certain mode, d’après lequel nous voulons régler l’usage et la communication de nos livres, pour l’utilité des étudiants. D’abord, tous nos livres, — dont nous avons fait un catalogue spécial, — nous les avons, dans un but de charité, concédés et donnés au comité des écoliers vivants à Oxford, dans notre hall, en perpétuelle aumône pour notre âme, celles de nos parents, et aussi pour celles du très illustre roi d’Angleterre Édouard, troisième du nom depuis la conquête, et de très dévote dame la reine Philippa,

[II.331.315]
  1.  Philobiblion, chap. xix, Sage Règlement sur la nécessité de communiquer les livres aux étrangers, pp. 155-158 ; trad. Hippolyte Cocheris.  ↩

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