Le Livre, tome II, p. 318-334

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 318.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 318 [334]. Source : Internet Archive.

bibliothèques de nombre de couvents, et les soins les plus rigoureux étaient souvent prescrits aux moines pour la conservation et le bon ordre de leurs livres. « Un religieux devait demander pardon, comme d’une faute punissable, d’avoir laissé tomber un livre, dit H. Géraud[318.1] ; il devait veiller avec soin à ce que ceux qu’il empruntait à la bibliothèque du couvent ne fussent exposés ni à la fumée ni à la poussière ; la moindre tache arrivée par sa négligence était un sujet d’un grave reproche. Enfin le prêt des livres, même lorsqu’ils ne devaient point sortir de la maison, était soumis à des garanties bien autrement efficaces que dans nos bibliothèques publiques. Le sacristain ou le bibliothécaire, armarius, dans les monastères où cette charge existait, devait non seulement inscrire l’emprunt, mais encore exiger de l’emprunteur un gage qui n’était remis qu’au moment où le livre était restituée[318.2]. »

[II.334.318]
  1.  Essai sur les livres dans l’antiquité, p. 227.  ↩
  2.  Géraud cite ici, entre autres références, Félibien, Histoire de Paris, pièces justificatives, t. III, p. 177, et une série d’articles intitulés Des Bibliothèques au moyen âge, parus dans les Annales de philosophie chrétienne de janvier et février 1839. Ces précautions et ces soins n’étaient malheureusement pas pris dans tous les monastères. Voir ce qui est dit dans notre tome I, page 81 : « La règle des couvents, comme toutes les lois en général, indique ce qui devait se faire, et non pas ce qui se faisait, » etc. ; plus loin, page 102, la visite de Boccace à l’abbaye du Mont-Cassin ; et, dans le présent volume, page 270, le désordre qui régnait parfois dans les bibliothèques conventuelles.  ↩

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