Le Livre, tome II, p. 320-336

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 320.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 320 [336]. Source : Internet Archive.

des dangers qui ont été mis récemment en évidence. Les docteurs du Cazal et Catrin, entre autres, ont nettement démontré que les livres sont de véritables véhicules des germes des maladies contagieuses, de la diphtérie, de la tuberculose, de la fièvre typhoïde principalement[320.1].

La Revue scientifique du 4 février 1899[320.2], dans un article sur « les Papiers dangereux et leur désinfection », signale les faits suivants :

« Le Bulletin mensuel de l’Œuvre des enfants tuberculeux nous apprend que la Caisse d’épargne de Bruxelles vient d’installer un service pour la désinfection des livrets et autres papiers qui affluent dans l’établissement. Tous les documents sont exposés maintenant pendant quelques heures aux vapeurs de l’aldéhyde formique…. Mais il est un danger de contamination beaucoup plus grand encore, et dont le public ne semble pas s’émouvoir : c’est celui que présentent les livres des bibliothèques publiques ou des cabinets de lecture. Tel roman populaire, tel bouquin à succès passe par mille ou quinze cents paires de mains avant d’être absolument trop crasseux ou trop fripé pour être hors d’usage. Dans ce nombre de lecteurs, il y a des convalescents, des malades, des tuberculeux. Or, le papier est un excel-

[II.336.320]
  1.  Cf. les journaux de février 1896, entre autres, l’Événement du 19 et l’Éclair du 25 février.  ↩
  2.  Pages 153-154.  ↩

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