Le Livre, tome II, p. 322-338

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 322.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 322 [338]. Source : Internet Archive.

d’une jeune mère, récemment accouchée, et de son enfant. Pendant dix jours, tout alla pour le mieux : mère et bébé se portaient à merveille. Au bout de ce temps, un changement subit se produit : l’enfant tombe malade, et meurt, quarante-huit heures plus tard, avec de l’otite et des abcès cutanés. La mère, de son côté, voyait se former chez elle un abcès. On le traita sans retard chirurgicalement et aussi par injection de sérum antistreptococcique ; mais ce fut en vain : différentes articulations se prirent, et la mort survint brusquement. « C’était un cas de septicémie incontestable. Mais comment l’infection s’était-elle produite ? Ne voyant rien, dans la manière dont la défunte avait été soignée, qui pût expliquer la contamination à laquelle elle avait succombé quelques jours après son enfant, M. Bensinger chercha ailleurs, et voici ce qu’il trouva. Un livre, provenant d’un cabinet de lecture, était caché dans le lit. Ce livre, une amie l’avait apporté à la malade, qui avait pris l’habitude de le lire pendant qu’elle allaitait son enfant. C’était un de ces vieux livres comme on en trouve dans tous les cabinets de lecture de rang inférieur : taché, crasseux, graisseux, ayant beaucoup circulé, ayant été beaucoup lu et ayant beaucoup ramassé de malpropretés.

« M. Bensinger examina ce livre avec soin ; il en gratta la couverture et quelques pages, et examina les débris qu’il avait ainsi recueillis. Il y trouva des

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