Le Livre, tome II, p. 323-339

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 323.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 323 [339]. Source : Internet Archive.

microbes en abondance, et particulièrement un grand nombre de streptocoques. Il put donc être presque assuré que sa malade avait été infectée par les microbes que renfermait ce livre, qui était un agent de contamination des plus dangereux. »

Les livres classiques, que se repassent les écoliers, sont, non moins que les volumes de cabinets de lecture et de bibliothèques publiques, dignes de suspicion et d’appréhension. En Hongrie, il y a quelques années, le Syndicat des libraires, uniquement mû, j’aime à le croire, par l’intérêt général et le souci de la santé publique, a demandé à la Société nationale d’hygiène d’émettre un vœu en faveur de l’interdiction de la vente des livres de classe ayant déjà servi, et un savant, M. Krausz, chargé de répondre à cette question, entreprit, à cet effet, une série de recher­ches[323.1]. Voici quelques résultats de ces expériences, qui sont des plus instructives et des plus probantes :

« M. Krausz inocule dans le péritoine des cobayes des feuilles de papier coupées dans des livres ou des bouillons inoculés avec les fragments de papier. Tandis que l’inoculation ne produit aucun accident quand il s’agit de livres neufs, la péritonite survient toutes les fois que les feuilles sont empruntées à des

[II.339.323]
  1.  Zeitschrift für Hygiene und Infectionskrankheiten, 1901, XXXVII, dans la Revue scientifique du 18 janvier 1902, p. 89.  ↩

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