Le Livre, tome II, p. 346-362

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 346.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 346 [362]. Source : Internet Archive.

dés, » répondait un jour, d’après une légende, sans doute plus amusante qu’authentique, certain bibliophile à un téméraire visiteur qui faisait mine de lui emprunter un volume[346.1].

C’est probablement le même ingénieux collectionneur qui répliquait à un de ses amis, en train de le prier de lui prêter un volume : « A vous ? Jamais de la vie ! Vous m’en avez prêté un jadis, et vous ne me l’avez jamais réclamé ! »

Mais que de fois c’est en vain qu’on réclame, — quand on ose réclamer ! l’emprunteur fait la sourde oreille ; ou bien il promet de restituer très prochainement, de rapporter sans retard, sans faute…. « Vous l’aurez demain…. Ce soir même il sera chez vous…. » Et ni ce soir ni demain, pas plus que sœur Anne, vous ne voyez rien venir.

[II.362.346]
  1.  « La Sagesse des nations dit vrai : « Les francs prêtés sont quelquefois rendus. — les livres, jamais ! » (Albéric Second, le Tiroir aux souvenirs, p. 177 ; Paris, Dentu, 1886.)  ↩

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