Le Livre, tome III, p. 005-019

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 5.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 5 [019]. Source : Internet Archive.

qui a permis de dire que le papier semble « nous avoir été transmis par un don spécial de Dieu[005.1] ». Il a cela de particulier et d’admirable qu’étant le produit de substances presque sans valeur et souvent de matières de rebut[005.2], le résultat d’une trituration de loques et de chiffons, une fois façonné et imprimé, devenu livre ou journal, il acquiert une puissance

[III.019.005]
  1.  « La chose la plus nécessaire aux estudiants est le papier, qu’on peut dire nous avoir été transmis par un don spécial de Dieu. » (L’avocat Montholon, au nom du recteur de l’Université de Paris, Registres du Parlement, 17 janvier 1564, ap. Ambroise Firmin-Didot, Essai sur la typographie, col. 730-731.) Comme nous le verrons plus loin (p. 125), notre roi Louis XII usait de la même hyperbole en parlant de l’imprimerie, d’origine « plus divine qu’humaine », elle aussi.  ↩
  2.  « … Personne n’ignore que chose plus abjecte, vile et contemptible, ne peut estre que la matière dont se fait le papier. Tellement qu’à dire le vray, il n’y a rien que la manufacture de l’ouvrier, laquelle est d’autant plus louable et recommandable, comme c’est une industrie très grande, et d’une si vile et contemptible matière, et quasi ex nihilo, faire une chose si utile, si nécessaire et si commode pour tous. » (L’avocat Montholon. ap. id., op. cit., col. 732.)  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet