Le Livre, tome III, p. 009-023

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 9.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 9 [023]. Source : Internet Archive.

coton remontant à l’an 1009, et, antérieur à tous ceux existant dans les bibliothèques de l’Europe, prouve que les Arabes furent les premiers à remplacer le parchemin par le papier, écrit le docteur Gustave Le Bon, dans son bel ouvrage sur la Civilisation des Arabes[009.1]. L’historique de cette invention est aujourd’hui, d’ailleurs, facile à restituer. De temps immémorial, les Chinois savaient fabriquer du papier avec des cocons de soie. Cette fabrication avait été introduite à Samarcande dès les premiers temps de l’hégire, et, quand les Arabes s’emparèrent de cette ville, ils y trouvèrent une fabrique installée. Mais cette découverte précieuse ne pouvait être utilisée en Europe, où la soie était à peu près inconnue, qu’à la condition de remplacer cette dernière par une autre substance. C’est ce que firent les Arabes en lui substituant le coton. L’examen de leurs anciens manuscrits montre qu’ils arrivèrent bientôt, dans cette fabrication, à une perfection qui n’a guère été dépassée.

« Il paraît démontré également que c’est aux Arabes qu’est due la découverte du papier de chiffon, dont la fabrication est fort difficile et qui exige des manipulations nombreuses. Cette opinion est fondée sur ce que l’emploi de ce papier est de beaucoup antérieur chez les Arabes à son usage chez les peuples chrétiens. Le plus ancien manu-

[III.023.009]
  1.  Pages 518-521.  ↩

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