Le Livre, tome III, p. 010-024

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 10.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 10 [024]. Source : Internet Archive.

scrit sur papier qui existe en Europe est une lettre de Joinville à saint Louis, écrite peu avant la mort de ce prince, arrivée en 1270, c’est-à-dire à une époque postérieure à sa première croisade en Égypte. Or, on possède des manuscrits arabes sur papier de chiffon antérieurs d’un siècle au document qui précède. Tel est notamment un traité de paix entre Alphonse II d’Aragon et Alphonse IV de Castille, portant la date de 1178, et conservé dans les archives de Barcelone. Il provenait de la célèbre fabrique arabe de papier de Xatiba [Jativa], dont le géographe Edrisi, qui écrivait dans la première moitié du xiie siècle, parle avec éloge.

« L’extension que prirent en Espagne, sous les Arabes, les bibliothèques publiques et privées, à peu près inconnues alors en Europe, les obligèrent à multiplier leurs fabriques de papier. Ils arrivèrent à employer, avec une grande perfection, du chanvre et du lin, alors très abondants dans les campagnes. »

M. G. d’Avenel écrit, de son côté, à propos de l’invention du papier de chiffon[010.1] :

« Il venait de Chine, ayant marché fort lentement, avec une vitesse moyenne de cent lieues par siècle peut-être. Les peuplades de l’Asie centrale, puis les Arabes, puis les Égyptiens, l’avaient de

[III.024.010]
  1.  Op. cit., p. 3. Cf. infra, pp. 55-56, notes, ce que disent Élisée Reclus et Louis Figuier sur les Chinois, « inventeurs du papier », et sur l’ « inventeur de génie » Tsaïloun.  ↩

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