Le Livre, tome III, p. 011-025

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 11.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 11 [025]. Source : Internet Archive.

proche en proche véhiculé jusqu’à nous. En 650, on le voit à Samarcande ; en 800, on le rencontre à Bagdad ; en 1100, il est allé au Caire. Il longe alors le rivage africain, traverse ensuite la Méditerranée, et pendant longtemps ne dépasse pas le Languedoc….

« Au cours de son voyage, le papier s’était transformé ; aux écorces de mûrier, aux fibres de bambou, que les Chinois employaient, les Turcs avaient substitué le linge usé et les vieux cordages. Le changement de matière première ne modifiait d’ailleurs pas beaucoup la fabrication, la méthode originale, qui, dans ses grandes lignes, n’a guère varié : réduire les éléments du futur papier en pâte, en bouillie…, puis recueillir ce liquide sur un tamis, où les parcelles en suspension se déposent, s’agglutinent, tandis que la partie fluide s’échappe en filtrant à travers les mailles et ne laisse qu’une mince couche blanchâtre, qui se solidifie, se dessèche et forme une feuille de papier, tel est le principe que l’on appliqua jusqu’au xviiie siècle au chiffon, et que, depuis quatre-vingt-dix ans, on a successivement adopté pour la paille, l’alfa et les diverses essences de bois. »

N’omettons pas de dire que l’existence du papier de coton a été, dans ces derniers temps, non seulement très contestée, mais absolument niée. Selon divers savants, chimistes et bibliographes, il n’y a jamais eu de papier de coton.

« Toutes les preuves en faveur de ce système

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet