Le Livre, tome III, p. 012-026

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 12.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 12 [026]. Source : Internet Archive.

(l’existence du papier de coton), fondées seulement sur l’apparence extérieure et superficielle du papier, sur des textes aux définitions vagues, se sont évanouies le jour où l’analyse et l’examen du papier ont été faits par des procédés scientifiques réels. Ce sont MM. Wiesner et Briquet qui, les premiers, ont examiné le papier au microscope. M. Briquet a consigné dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de France (5e série, tome VI, 1885) le résultat d’une analyse microscopique de 122 échantillons de papiers provenant des sources les plus diverses et embrassant une période allant du xie au xve siècle.

« Voici le résumé de ses conclusions :

« Il n’y a jamais eu de papier de coton….

« Le papier de chiffe est plus ancien qu’on ne l’a cru ; il remonte au xe siècle.

« Le papier de chiffe a été utilisé d’abord en Orient, il n’a pénétré que deux ou trois siècles plus tard en Occident.

« On a filigrané les papiers dès le xiiie siècle en Occident ; cette habitude s’est transportée plus tard en Orient[012.1]. »

M. G. d’Avenel a relevé ce que coûtaient, au xive siècle et dans les siècles suivants, le papier et le parchemin, à combien revenaient un manuscrit

[III.026.012]
  1.  Albert Maire, Matériaux sur lesquels on écrivait dans l’antiquité : Revue scientifique, 20 août 1904, p. 239.  ↩

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