Le Livre, tome III, p. 013-027

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 13.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 13 [027]. Source : Internet Archive.

enluminé et un incunable, et voici les chiffres qu’il nous donne, accompagnés de considérations des plus instructives :

« Lorsque le papier commença à se répandre, vers le milieu du xive siècle, la feuille se vendit, suivant le format, depuis 12 jusqu’à 60 centimes de notre monnaie, en tenant compte de la valeur relative de l’argent. Le parchemin, qui coûtait alors de 1 fr. 25 à 2 francs la feuille, qui valait même 2 fr. 40 pour les qualités supérieures provenant de veaux ou de chevreaux, — parchemins « vélins » ou « chevrotins », — semblait condamné à disparaître, puisqu’il était quatre fois au moins, et, dans certains cas, dix fois plus cher que le nouveau papier.

« Il n’en fut rien, les deux marchandises vécurent côte à côte ; quoique le papier ait singulièrement diminué de prix aux époques suivantes, jusqu’à ne plus valoir, dès le xve siècle, que 30 francs au maximum, et le plus souvent 8 et 9 francs les cent feuilles, la valeur du parchemin ne baissa pas, sans doute parce que sa fabrication s’était restreinte d’elle-même, en proportion du petit nombre d’emplois où il demeurait sans rival.

« Pour les manuscrits de luxe, pour les copies enluminées et historiées, les frais de main-d’œuvre dépassaient de beaucoup ceux de la matière ; l’achat du parchemin était peu important. Un Évangile, établi en 1419, à Paris, pour l’hôpital Saint-Jacques,

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