Le Livre, tome III, p. 014-028

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 14.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 14 [028]. Source : Internet Archive.

revient à 1 600 francs de nos jours, dont 100 francs seulement pour le parchemin, 220 francs pour la copie, 56 francs pour la couverture en drap, et 1 224 francs pour la dorure. La reine d’Espagne se commande, en 1532, un Psautier de 440 francs ; le parchemin n’entre dans le total que pour 80 francs, tandis que la peinture seule des lettres majuscules y figure pour 160 francs, et les autres peintures pour 120 francs. Pour les livres courants, au contraire, registres de comptes, ouvrages d’éducation, pour la correspondance, le papier devint presque seul en usage.

« Il servait aussi pour les fenêtres : un morceau de grand format, remplissant l’office de vitre, revenait au double des carreaux actuels en verre de même dimension. Lorsque les progrès de l’industrie eurent vulgarisé et embourgeoisé le verre, longtemps réservé aux vitraux des églises et des façades de palais, le papier, évincé peu à peu de ce terrain, voyait son propre domaine démesurément accru par l’invention de l’imprimerie. Un volume de 200 pages in-quarto représentait, au temps de Gutenberg, un débours de 150 francs en parchemin et de 10 francs seulement en papier.

« Le papier, qui fournissait à la même époque la matière des cartes à jouer, de création récente, sert déjà aux emballages. A mesure que l’instruction élémentaire se répand, sa consommation se déve-

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