Le Livre, tome III, p. 017-031

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 17.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 17 [031]. Source : Internet Archive.

Les chiffons seuls, voire le coton, les cocons de soie et le bambou, n’auraient pu fournir à une aussi colossale consommation. Heureusement qu’aujourd’hui le papier se fabrique, on serait tenté de dire presque avec tout, mais principalement avec « toute plante légèrement fibreuse », cette sorte de plante pouvant facilement se transformer en pâte[017.1]. Ainsi, la paille, la fougère, l’ortie ordinaire et la ramie (plante exotique de la famille des urticées), le jute, le sparte ou alfa (graminée très répandue en Algérie)[017.2], certains arbres surtout (sapin, épicéa, tremble, peuplier, bouleau, tilleul, etc.[017.3]), peuvent remplacer le chiffon,

[III.031.017]
  1.  Cf. Georges Olmer, Du papier mécanique et de ses apprêts…, p. 14. (Paris, Rouveyre, 1882.)  ↩
  2.  Sur le papier de ramie et le papier d’alfa, voir infra, pp. 61-62.  ↩
  3.  « Presque toutes les espèces de bois peuvent servir à la fabrication du papier, mais leur rendement est très différent : 100 kilos de noyer ou de chêne ne fourniront que 26 ou 29 kilos de pâte ; on en tirera 38 d’un quintal de saule ou de marronnier. » Etc. (G. d’Avenel, op. cit., p. 30.) Au début néanmoins, la pâte de bois fut très vigoureusement attaquée. En 1874, M. Aimé Girard, professeur de chimie au Conservatoire des Arts et Métiers, déclara qu’il ne considérait la pâte de bois que comme « une matière de remplissage qui n’a aucune des qualités nécessaires à la production du papier », « comme une simple charge, qu’il assimile au plâtre et au kaolin, substances que l’on ajoute au papier à un titre qui frise la fraude ». (Louis Figuier, op. cit., pp. 282 et 286.)  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet