Le Livre, tome III, p. 020-034

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 20.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 20 [034]. Source : Internet Archive.

timait que la paille et le foin avaient déjà subi une première trituration sous la dent et dans l’estomac des chevaux. « Le crottin, disait-il, est en grande abondance ; on peut obtenir de chaque cheval un kilogramme de papier par vingt-quatre heures ; une seule caserne de cavalerie suffirait à la consommation du ministère de la guerre. Il est étonnant que l’on n’ait pas songé plus tôt à cette matière première ; en effet, ce sont les choses qui vous crèvent les yeux que l’on aperçoit le plus difficilement. »

« Je ne pense pas, continue M. G. d’Avenel, que personne ait jamais exploité l’idée de M. Jobard ; mais, en 1864, une usine, située aux portes de Paris et disposant de deux machines, fabriquait du carton et du papier avec le fumier des écuries impériales. Il est vrai que la litière des chevaux de Napoléon III était changée assez souvent pour que le papetier qui la travaillait en pût tirer des marchandises estimables ; je me suis laissé dire que certains des « bulles », en paille demi-blanchie, qui sortaient de ces ateliers, étaient appréciés pour envelopper la pâtisserie. La lessive et le chlore purifient tout.

« Le fumier de cheval n’est pas le seul qui ait tenté les esprits originaux ; une gazette étrangère mentionnait récemment un projet de papier dont l’élément principal serait le fumier d’éléphant, lequel se compose uniquement, quand il a été lavé par la pluie, de

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