Le Livre, tome III, p. 027-041

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 27.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 27 [041]. Source : Internet Archive.

à leur blanchiment, ce qui s’effectue de diverses façons, entre autres, en les mettant détremper en contact avec un sel de chlore : le chlore a la propriété de détruire la couleur de toutes sortes de teintures, de rendre blancs tous les tissus, les fils, fibres, etc. Ce sel de chlore est l’hypochlorite de soude, dit, par abréviation et couramment, chlorure.

Ces chiffons, déjà ainsi presque réduits en pâte, — le défilé, c’est le nom qu’on leur donne, — sont ensuite descendus dans des caisses d’égouttage, où ils achèvent de se blanchir, sous l’action du chlorure, des « sels de blanchiment », qu’ils contiennent encore, et où ils perdent peu à peu l’eau dont ils sont imprégnés. De là, ils passent dans des piles raffineuses, où le broyage et le raffinage se complètent, où le défilé devient le raffiné ou pâte proprement dite[027.1].

Pour la transformation en feuilles, la fabrication même du papier, cette pâte est transportée dans une cuve, jadis en métal, aujourd’hui en bois, et, le plus ordinairement, chauffée par un tuyau qui amène du dehors un courant de vapeur d’eau, de manière à « entretenir une chaleur douce dans la cuve »[027.2].

Les feuilles s’obtiennent à l’aide de formes, — châssis en bois d’excellente qualité et très soigneusement faits (afin de résister le mieux possible à

[III.041.027]
  1.  Cf. Larousse, Grand Dictionnaire, art. Défilé.  ↩
  2.  Lalande, op. cit., p. 52.  ↩

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