Le Livre, tome III, p. 028-042

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 28.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 28 [042]. Source : Internet Archive.

l’action de l’eau et de conserver leur rectitude parfaite), dont le fond est garni d’une toile métallique, avec lesquels on puise dans la cuve la quantité de pâte nécessaire.

Pour la fabrication du papier vergé[028.1], cette toile métallique est composée de menus fils de laiton, de vergettes très rapprochées, nommées vergeures, et coupées perpendiculairement par d’autres fils de laiton plus espacés, les pontuseaux. Sur ce fond, cette sorte de tamis, entre les vergeures et les pontuseaux, est entrelacé un autre mince fil de laiton, affectant la forme d’un objet ou les initiales du fabricant, — une « marque de fabrique », destinée à apparaître au milieu de la feuille de papier : c’est le filigrane, qu’on appelle aussi la marque d’eau. Cette marque représentait autrefois soit un pot, soit une cloche, une couronne, un aigle, une grappe de raisin, l’écu de France, le monogramme de Jésus-Christ, IHS, etc., et c’est elle qui a donné son nom à ces divers formats de papier : pot, cloche, couronne, grand aigle, raisin, écu, jésus, etc.

Pour la fabrication du papier vélin[028.2],, la forme est simplement à toile métallique très fine, et, sur ce fond, on ajoute un filigrane, si on le désire.

Sur le cadre auquel sont fixés les fils de laiton, sur le cadre de la forme, on pose un second cadre,

[III.042.028]
  1.  Sur le papier vergé, voir infra, p. 53.  ↩
  2.  Sur le papier vélin, voir infra, pp. 54-55.  ↩

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