Le Livre, tome III, p. 034-048

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 34.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 34 [048]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 35.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 35 [049]. Source : Internet Archive.

au moyen de la machine à papier continu, dont l’invention, comme nous l’avons dit, est due à l’ouvrier Louis Robert et date de 1799 environ ; et, au lieu de pâte de chiffons, employons de la pâte de bois.

Cette pâte, « qui apparut vers 1867, et révolutionna l’industrie des papiers[034.1], » se prépare de deux façons, mécaniquement ou chimiquement.

La pâte de bois mécanique n’est autre chose que du bois moulu, du bois réduit en poudre. Cette pulvérisation s’obtient au moyen d’une meule de grès très dur, en contact avec des bûches d’environ cinquante centimètres de long, et qui tourne avec une extrême rapidité. « A mesure que la bûche s’effrite, s’émiette et se consomme, un ressort la pousse et la tient clouée à la meule, tandis que la poussière ligneuse est entraînée par un courant d’eau incessant. Peu à peu, les bûches, rongées, disparaissent ; le bois râpé et humide s’épure dans un tamis, d’où il est amené entre d’autres meules horizontales, chargées de le raffiner comme une véritable farine[034.2] ».

La pâte mécanique ne peut toutefois être employée seule ; elle ne donnerait qu’un papier sans consistance et sans « soutien ». Il faut l’allier à la pâte chimi­que[034.3]. Le bois se compose, comme on le sait,

[III.048.034]
  1.  G. d’Avenel, op. cit., p. 27.  ↩
  2.  Id., op. cit., pp. 28-29.  ↩
  3.  « L’art du fabricant consiste à marier avec sagacité les pâtes chimique et mécanique. L’une est la chaîne, l’autre la trame ; la cellulose sert de soutien et procure la solidité, mais elle est trop chère et trop dure ; le bois pulvérisé, au contraire, donne du moelleux, de l’opacité, et permet d’abaisser le prix de vente. » (G. d’Avenel, op. cit., p. 51.)  ↩

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