Le Livre, tome III, p. 042-056

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 42.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 42 [056]. Source : Internet Archive.

est aussi moins susceptible de se piquer et de s’altérer dans un air humide.

Le papier non collé a ses partisans : aux yeux de certains, l’impression, plus pénétrante, plus onctueuse, y a meilleur aspect, surtout quand l’ouvrage est accompagné d’illustrations. Pour essayer de contenter tout le monde, les fabricants ont adopté un moyen terme et créé le demi-collé.

Les papiers de couleur se fabriquent en ajoutant, dans la pile raffineuse, au moment de l’encollage, la matière tinctoriale : le jaune s’obtient avec le bichromate de potasse et le sous-acétate de plomb ; les rouges et les roses proviennent de la cochenille (qui produit la belle couleur connue sous le nom de carmin), des bois de Fernambouc, etc.[042.1].

Les papiers se lissent, se glacent et se satinent à l’aide de feuilles de carton ou de feuilles métalliques (acier, zinc ou cuivre) et de presses et de cylindres appelés, selon leur forme, laminoirs ou calan­dres[042.2]. Bien que les mots glaçage et satinage s’emploient souvent l’un pour l’autre, ils ne sont pas, à vrai dire, absolument synonymes. « En fabrique, le satinage consiste à faire passer sous un cylindre, entre des

[III.056.042]
  1.  Louis Figuier, op. cit., p. 242.  ↩
  2.  Paul Charpentier, op. cit., p. 173.  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet