Le Livre, tome III, p. 044-058

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 44.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 44 [058]. Source : Internet Archive.

dans ce cas, les filigranes les plus nets. On se sert de fils de soie ou de coton dressés sur un instrument spécial pour reproduire sur le papier ces lignes droites, aux dispositions variées, qui constituent le papier quadrillé[044.1]. »

Le papier couché est un papier, d’ordinaire très glacé[044.2], qui s’obtient en recouvrant une feuille de papier bien collé d’une couche de colle de peau et de blanc de Meudon mélangés. On y ajoute aussi du blanc de zinc, du sulfate de baryte, du talc, du chlorure de magnésium, etc.[044.3]. Le papier couché est surtout employé pour le tirage des similigra­vures[044.4], des gravures en couleur et des publications ornées de ce genre de vignettes.

On pourrait parfois confondre les papiers couchés

[III.058.044]
  1.  Louis Figuier, op. cit., p. 258.  ↩
  2.  Glacé après l’opération dont il va être question, après le couchage. Le papier couché, dont se servaient déjà les relieurs et cartonniers, commença à être employé pour les impressions vers 1878, et c’est le célèbre imprimeur américain Théo L. de Vinne qui s’avisa le premier d’y recourir. « Il avait à exécuter un travail contenant de nombreuses illustrations sur zinc et n’arrivait pas à des résultats suffisants sur les papiers qu’il avait à sa disposition. Par l’entremise de M. W. P. Dane, il s’entendit avec le technicien Ch. M. Gage, qui imagina de recouvrir le papier d’une couche crayeuse et de le satiner ensuite ; et, moyennant cette préparation, le résultat désiré était obtenu. (Mémorial de la librairie française, 9 avril 1903, p. 207.)  ↩
  3.  Voir encore, sur le papier couché, le Mémorial de la librairie française, 26 juillet 1900, p. 420.  ↩
  4.  Sur la similigravure ou simili, voir infra, p. 237.  ↩

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